Les prix de l’immobilier poursuivent leur baisse

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En 2014, les vendeurs d’un logement ont enfin admis qu’il leur fallait réduire leurs prétentions pour attirer des acheteurs. Selon le réseau des 850 agences Century 21 – le premier en France –, qui publie, ce lundi 5 janvier, son bilan de l’année écoulée, l’érosion des prix, entamée en 2012, s’est poursuivie en 2014, avec un repli de 2,8 %, surtout marqué au second semestre.


« Alors que, de janvier à juin, nous enregistrions une baisse du nombre de transactions, l’activité a rebondi, à l’automne,
 analyse Laurent Vimont, son PDG, et nous achevons l’année sur un total de 720 000 ventes, soit à peine 10 % de moins que les très bonnes années, à 800 000 transactions. » « Nous constatons aussi que les vendeurs deviennent réalistes face à des acquéreurs qui ont des projets sérieux, dans un marché plus mûr », confirme Elix Rizkallah, PDG du réseau Laforêt, qui compte 700 agences.

La baisse des prix affecte toutes les régions, à l’exception du Limousin. Elle est spectaculaire dans le Languedoc-Roussillon (– 7,4 %), en Poitou-Charentes (– 6,7 %) et en Auvergne (− 5,6 %).

A Paris, contrairement à l’avis des notaires qui, en octobre 2014, anticipaient, pour début 2015, un prix moyen du mètre carré au-dessous de la barre symbolique des 8 000 euros, le réseau Century 21 le voit, lui, se stabiliser à 8 230 euros. Cet écart peut s’expliquer par les différences entre les bases de données : les notaires recensent les quelque 35 000 transactions actées par an dans la capitale, un ensemble très fiable mais qui mêle les ventes de tous types, entre particuliers comme entre institutionnels, parfois sans intermédiaire, tandis que Century 21 se concentre sur les 2 000 ventes que ses adhérents y réalisent.

Négociations laborieuses

 

« Au plan national, cela fait trois ans que les prix baissent, ayant perdu 1,9 % en 2012, puis 1,8 % en 2013, encore 2,8 %, en moyenne, en 2014, et jusqu’à 10 % sur les derniers mois de l’année, les vendeurs ayant compris que l’attentisme ne ferait pas leurs affaires », estime Laurent Vimont. Cumulée depuis le pic de 2011, la dégringolade des prix atteint certes 7,2 %, mais laisse tout de même à un vendeur ayant acheté son bien en 2000 et le revendant aujourd’hui une plus-value enviable de 112 % !

Les négociations entre vendeurs et acheteurs sont toujours aussi laborieuses et les délais de réalisation des ventes s’allongent à 95 jours aujourd’hui, contre 90 jours, en 2013, et 78 jours en 2011, renouant avec les mauvais souvenirs de 2009 (96 jours). A Paris même, il n’a jamais été aussi long de conclure une transaction : 76 jours en moyenne, soit 11 de plus qu’en 2013 !

Ce sont les appartements qui prennent du temps à changer de main, tandis que les maisons partent toujours aussi vite. Les nouvelles dispositions de la loi pour un accès au logement et un urbanisme rénové (loi Alur, du 24 mars 2014), qui multiplient le nombre de documents à collecter et à fournir dès la promesse de vente, expliquent en partie ces délais, mais ils doivent aussi leur part à la rudesse de la négociation, ce qui laisse augurer que l’ajustement à la baisse des prix n’est pas achevé.

Un autre indicateur de la difficulté d’aboutir à un accord sur le prix est l’écart entre le prix du mandat signé à l’agent immobilier et le prix final, d’encore 6 % à 10 %, ce qui ne peut qu’encourager les acheteurs à discuter ferme. (Source : Le Monde.fr)

 

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